Abstract

In the world of academic publishing, the peer review process carries heavy freight, serving as the prime instrument for quality control, adjudication of importance, quality improvement and safeguarding academic integrity. These high stakes underline the need for fair and unbiased assessment - a special challenge for Healthcare Policy because of its emphasis on the Canadian context and the still small pool of Canadian health services and policy researchers.

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In the world of academic publishing, the peer review process carries heavy freight, serving as the prime instrument for quality control, adjudication of importance, quality improvement and safeguarding academic integrity. These high stakes underline the need for fair and unbiased assessment - a special challenge for Healthcare Policy because of its emphasis on the Canadian context and the still small pool of Canadian health services and policy researchers.

Many of these researchers are well known to one another as colleagues, collaborators, competitors, friends and foes. And as health services and policy researchers increasingly engage with decision-makers - integral players in the journal's review process - the web of relationships becomes even more complex. Under these circumstances, how does the journal attempt to ensure a fair process?

The editor-in-chief or a senior editor assesses each submitted manuscript with authors' names removed to determine whether it will undergo formal peer review. When an editor nevertheless recognizes the author(s) and feels uncertain about his or her ability to make an unbiased decision, the editor removes him- or herself from the review process and another editor takes over. Rejection without peer review is based either on content that lies outside the journal's declared scope or reflects major reservations about study design or execution. Any manuscript that is being considered for rejection without peer review is further assessed by a second editor before a decision is made.

Having cleared the initial hurdle, the manuscript is assigned to an editor who shepherds it through the peer review process, assigning academic and decision-maker reviewers, reviewing their assessments and drafting a letter to the authors. A minimum of two academic reviews and one decision-maker review are required. The reviewers are blinded to the identity of the authors, although there are undoubtedly times when they recognize or suspect who they are. Reviewers are advised that they "must disclose … any conflicts of interest that could bias their opinions of the manuscript" and "disqualify themselves … if such a conflict exists." The editor-in-chief vets the reviews and the draft letter to the author, sometimes adding comments, suggestions or requests.

Throughout this process, we emphasize the quality-improvement dimension of peer review, encouraging our reviewers (and editors) to be what Taylor (2003) describes as "big R" reviewers - respectful, constructive and considerate. Reviewers are requested to provide "constructive comments and suggestions," to "include strengths and limitations" and to "indicate specific areas that might be improved." In our editors' letters, we try to assist the authors to strengthen both the substance and the presentation of their research or commentary - to help them produce a publishable manuscript.

Ultimately, the success of these efforts depends on the ability, integrity and generosity of our editors and reviewers. So far, we think, so good.

"Thank you so much … to the reviewers for such thorough and insightful comments."

"Please thank [two of the journal's editors] for their letter and comments they have provided. … I found the comments extremely helpful. …"

"I found the quality of the reviewers' comments … to be extremely good. They had great insight into the issues, had clearly read the paper closely and made some excellent suggestions. Thanks to these reviewers, I believe the manuscript is much improved."


L'examen par les pairs « dans un petit bocal »

Dans le monde de l'édition savante, le processus d'examen par les pairs vaut son pesant d'or puisqu'il constitue le principal instrument de contrôle de la qualité, d'attribution d'importance, d'amélioration de la qualité et de préservation de l'intégrité disciplinaire. Ces enjeux de taille soulignent le besoin d'une évaluation juste et objective - un défi spécial pour Politiques de santé en raison de l'accent qu'elle met sur le contexte canadien et du bassin encore restreint de chercheurs en politiques et en services de santé canadiens.

Plusieurs de ces chercheurs se connaissent bien entre eux, que ce soit comme collègues, collaborateurs, rivaux, amis ou ennemis. En outre, étant donné que les chercheurs en politiques et en services de santé interagissent de plus en plus avec les décideurs - qui font partie intégrante du processus d'examen de la Revue - le réseau de relations devient encore plus complexe. Dans ces circonstances, comment les rédacteurs de la Revue essaient-ils d'assurer un processus équitable?

Le rédacteur en chef ou un rédacteur principal évalue - sans connaître les noms des auteurs - chaque manuscrit reçu en vue de déterminer s'il sera soumis au processus d'examen par les pairs. Toutefois, quand un rédacteur reconnaît l'auteur ou les auteurs et doute de pouvoir prendre une décision objective, il doit se retirer du processus et se faire remplacer par un autre rédacteur. Les articles rejetés sans être soumis à l'examen par les pairs ont un contenu qui est en dehors de la portée de la revue ou soulèvent, chez les examinateurs, d'importants doutes quant à la conception ou l'exécution de l'étude. Tout manuscrit qu'on envisage de rejeter sans le soumettre à l'examen par les pairs fait l'objet d'une seconde évaluation par un autre rédacteur avant qu'une décision finale soit prise.

Une fois la première étape franchie, le manuscrit est confié à un rédacteur qui le suit tout au long du processus d'examen par les pairs, notamment en sélectionnant les examinateurs et les décideurs qui évalueront l'article, en passant leurs évaluations en revue et en préparant une lettre à l'intention de l'auteur ou des auteurs. Chaque article doit être évalué par au moins deux examinateurs provenant du milieu universitaire et par au moins un décideur. Les examinateurs ne connaissent pas l'identité des auteurs, bien qu'il n'y a pas à douter qu'ils reconnaissent ou soupçonnent parfois qui ils sont. Les examinateurs sont tenus de « divulguer … tout conflit d'intérêts susceptible d'influencer leur opinion du manuscrit » et « se récuser … si un tel conflit existe. » Le rédacteur en chef examine les évaluations et la lettre préparée à l'intention de l'auteur ou des auteurs et peut, à l'occasion, y ajouter ses propres commentaires, suggestions ou demandes.

Tout au long de ce processus d'examen, nous mettons l'accent sur l'amélioration de la qualité et nous encourageons nos examinateurs (et nos rédacteurs) à démontrer les trois qualités d'un grand examinateur, à savoir, respectueux, constructif et plein d'égards (Taylor, 2003). On demande aux examinateurs de fournir des « commentaires et suggestions constructifs, » d'« inclure les points forts et les faiblesses du manuscrit, » ainsi que « les aspects qui auraient besoin d'être améliorés. » Dans les lettres que la rédaction envoie aux auteurs, nous encourageons ces derniers à renforcer à la fois le contenu et la présentation de leur recherche ou commentaire afin de les aider à produire un manuscrit digne d'être publié.

En fin de compte, le succès de ces efforts dépend des compétences, de l'intégrité et de la générosité de nos rédacteurs et de nos examinateurs. Jusqu'ici, tout va bien selon nous.

« Un gros merci … aux examinateurs pour leurs commentaires détaillés et réfléchis. »

« Je remercie [deux des rédacteurs de la Revue] pour la lettre et les commentaires qu'ils m'ont envoyés … J'ai trouvé leurs suggestions extrêmement utiles … »

« J'ai trouvé les commentaires des examinateurs … extrêmement pertinents. Ils comprennent bien les enjeux; ils ont clairement lu l'article de façon très attentive et ont fait d'excellentes suggestions. Grâce à eux, le manuscrit est, à mon avis, grandement amélioré. »

About the Author

Brian Hutchison, MD, MSC, FCFP
Editor-in-chief

References

Taylor, S. 2003. "Big R (versus Little r) Reviewers: The Anonymous Coauthor." Journal of the Academy of Marketing Science 31(3): 341-43.