If you always do what you've always done, you'll always get what you have always gotten. This is true for most things in life; it is true, too, for health services and policy research graduate training. The case for modernization of training programs is strong if you track the career outcomes for graduates, as has been done for 20 years and is described in this issue.

Simply put, the market has changed, but the training programs have not adapted sufficiently and are largely preparing health services and policy research graduates for tenured faculty positions, which is only one of many career paths. With about one in five graduates on this tenure-track trajectory, what about the other 80% in healthcare delivery, healthcare delivery research and the public, private and not-for-profit sectors? It is apparent that the knowledge and skills for these career trajectories have to come from experience in real-world settings, dealing with real-world issues. This cannot be passive learning but is active and experiential learning, which is an ancient concept traceable to Aristotle: learn by doing. Consider professional training, such as medicine, nursing and accounting, and ask if you would want professional services from graduates if they had never treated a patient or offered client services as part of their training. Why would being a highly qualified participant in health services and policy be any different?

The papers in this issue arose from recognizing this need for training modernization and not doing what we have always done but, rather, achieving something different by training differently. The Health System Impact (HSI) Fellowship results in a new type of graduate with skills, practical experience and relationships to participate in and enable evidence-informed health system improvement. HSI Fellowships will become the qualified leaders of the system that we are trying to create. This training program is a unique and safe opportunity to experience and to learn, analogous to a flight simulator for a career in health services and policy research.

At the same time this program is evolving, the advancement of learning health systems in Canada is becoming a reality. The convergence of this training program and a shifting culture toward learning health systems augurs well for Canada's changing and challenging health system of the future. Graduates of these programs will be important and critical contributors to learning systems – dynamic healthcare ecosystems in which scientific, social, technological, political and ethical dimensions are aligned and enable cycles of continuous learning and action to be routinized and embedded across the system. Every act of care is an opportunity to learn.

Although it is true that it is too early in the HSI Fellowship program to draw firm and generalizable conclusions, the papers in this issue show that the early signs are both positive and gratifying. From ideas and analysis came a plan and solutions; the solutions were implemented, and the outcomes are occurring and becoming more apparent. Moreover, there are now 62 health system organizations participating in fellowship training and representing all categories of employment opportunities that graduates are likely to pursue. A simulator for a future career – how good is that?

Tom Noseworthy, MD
Guest Editor

Éditorial

Simulateur de vol pour carrières dans le domaine de la recherche sur les politiques et les services de santé

Si on refait toujours la même chose, on obtient toujours les mêmes résultats. Cela est vrai pour la plupart des aspects de la vie comme ce l'est pour la formation universitaire dans le domaine de la recherche sur les politiques et les services de santé. Les arguments en faveur d'une modernisation des programmes universitaires sont convaincants quand on retrace le parcours de carrière des titulaires de diplômes, comme c'est le cas depuis 20 ans et tel que décrit dans le présent numéro.

En un mot, le marché s'est transformé mais les programmes de formation n'ont pas suivi et visent encore principalement à préparer les diplômés à occuper des postes de professeurs universitaires, ce qui en fait représente une seule des nombreuses trajectoires de carrière possibles. Environ un diplômé sur cinq emprunte la trajectoire qui mène à un poste de professeur universitaire; mais qu'en est-il des 80 % qui œuvrent dans la prestation de soins de santé, dans la recherche sur les services de santé ou dans les secteurs public, privé et à but non lucratif? Il est évident que les connaissances et les compétences requises pour ces trajectoires de carrière doivent venir d'une expérience concrète sur le terrain, face à de réels enjeux. Cet apprentissage ne peut être passif, il doit être actif et expérientiel, ce qui est une pratique ancienne qu'on peut retracer jusqu'à Aristote : « ce que nous devons apprendre à faire, nous l'apprenons en le faisant ». Prenons par exemple la formation professionnelle, comme la médecine, les sciences infirmières ou la comptabilité. Voudrions-nous obtenir les services de diplômés qui n'ont jamais traité un patient ou n'ont jamais rencontré de clients dans le cadre de leur formation? Pourquoi en serait-il autrement pour les chercheurs en politiques et en services de santé?

Les articles du présent numéro émanent de la reconnaissance du besoin d'une modernisation et de la nécessité de ne pas refaire ce qui a toujours été fait, mais plutôt d'accomplir les choses autrement grâce à une formation différente. Le Programme des bourses d'apprentissage en matière d'impact sur le système de santé (BAIS) forme un nouveau type de titulaires dotés des compétences, de l'expérience pratique et des réseaux qui leur permettent d'apporter au système de santé des améliorations éclairées par les données probantes. Les boursiers du programme des BAIS deviendront les leaders qualifiés du système que nous tentons de mettre en place. À l'instar d'un simulateur de vol, ce programme de formation propose une expérience et un apprentissage sécuritaires et uniques pour les carrières dans le domaine de la recherche sur les politiques et les services de santé.

Parallèlement à l'évolution de ce programme, les systèmes de santé apprenants se développent de plus en plus au Canada. La convergence de ce programme de formation et d'un changement de culture vers des systèmes apprenants est de bon augure pour l'avenir du système de santé canadien. Les diplômés de ces programmes seront des atouts importants pour les systèmes apprenants, c'est-à-dire des écosystèmes de santé dynamiques où les aspects scientifiques, sociaux, technologiques, politiques et éthiques sont alignés et facilitent une action et un apprentissage continus enchâssés dans l'ensemble du système. Chaque intervention devient donc une occasion d'apprentissage.

Bien qu'il soit encore trop tôt pour tirer des conclusions généralisables du programme des BAIS, les articles du présent numéro montrent que les signes avant-coureurs sont positifs et favorables. Les idées et analyses ont donné lieu à un plan et des solutions; celles-ci ont été mises en place et les résultats sont de plus en plus probants. De plus, 62 organismes de santé participent à la formation des boursiers et proposent toutes les catégories d'emploi susceptibles d'intéresser les diplômés. Un simulateur pour la carrière à venir : qu'en pensez-vous?

Tom Noseworthy, MD
Éditorialiste de collaboration spéciale